Récemment, je suis allé à Barcelone pour y suivre un meeting consacré à l'évolution des marques. Lors d'une conférence, un participant a évoqué une révolution considérable dans la communication des marques : l'avènement du brand content. D'une certaine façon, les marques ont toujours tenté de rendre leurs communications attirantes. Il leur fallait donner un propos impactant, divertissant, disruptif pour exister au milieu d'une concurrence féroce. Mais désormais, les marques ne bataillent plus seulement entre elles, mais également avec les autres éditeurs de contenus. Il ne leur suffit plus de sortir du lot : elles doivent favoriser les intérêts du spectateur avant les leurs ! Il leur faut discerner la communication comme un objet foncièrement intéressant, capable de procurer une influence positive. Toutes les marques ne sont pas douées dans cet exercice d'un genre nouveau. Cette mutation de comportement demande en effet à ce que la marque dépasse la sacro-sainte relation commerciale et soit attentive aux attentes des consommateurs, en particulier de leurs attentes relatives aux contenus culturels. Ces attentes pour les communications de marque sont de plusieurs ordres. Lorsqu'on dit de la communication qu'elle devient un objet à valeur ajoutée, cette valeur peut venir de trois grandes directions : le contenu est mis en avant pour sa force ludique ; il est proposé pour les services qu'il offre ; ou il est développé parce qu'il permet de se cultiver. Evidemment, un contenu peut être l'un et l'autre ; un contenu utile peut également être récréatif. Un des intervenants a notamment relevé le fort capital émotionnel associé aux contenus ludiques, qui sont susceptibles de susciter un affect sans commune mesure avec les autres types de contenus. En effet, apprendre quelque chose par le biais d'une marque peut certes attirer une émotion cognitive, mais qui n'atteindra jamais le niveau d’implication des contenus divertissants les plus réussis. Ce meeting est à mes yeux significatif à lui seul du bouleversement existant dans l'univers des marques. Et le fait que mon patron m'y ait envoyé est tout aussi révélateur. Il reste cependant encore à déterminer la capacité des marques à proposer des contenus qui se mesurent réellement aux contenus existants, notamment dans le cas du divertissement. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce séminaire à Barcelone.