L’effort global de recherche en France (ratio DIrD/PIb) demeure supérieur à celui observé pour l’ensemble de l’Union européenne à 28 (1,96 % en 2015). Le niveau observé en France dépasse également la moyenne du ratio des 15 plus « anciens » pays de l’UE (2,10 %) et notamment le ratio atteint par le royaume-Uni (1,7 %), l’Italie (1,33 %) et l’Espagne (1,22 %). L’effort de recherche de la France demeure derrière celui de l’Allemagne qui, à 2,93 %, se rapproche encore de la cible des 3,0 %. Par ailleurs, en 2015, l’Autriche, avec un effort de recherche de 3,12 %, se retrouve au même niveau que les pays du Nord : son effort est encore inférieur à celui de la Suède (3,28 %) mais elle devance le Danemark (2,96 %) et la Finlande (2,90 %). Plus globalement, l’effort de recherche de la France demeure en retrait par rapport à celui de la moyenne des pays de l’OCDE (2,38 % en 2015 et 2014). L’effort de recherche des entreprises est de 1,25 % pour l’UE-28 et de 1,64 % pour l’ensemble des pays de l’OCDE. En France, la part des dépenses intérieures de r&D des entreprises dans l’ensemble des dépenses intérieures de r&D est stable, 63,7 % en 2015 (63,6 % pour 2016, données estimées). Cette proportion est égale à celle de l’ensemble des pays de l’Union européenne à 28 (63,6 %) mais un peu en-deçà du résultat enregistré par la zone de l’UE-15 (64,6 %). Elle est nettement inférieure à celle de l’ensemble des pays de l’OCDE (69,1 %), cette dernière moyenne étant notamment tirée vers le haut par le niveau des états Unis (71,5 % en 2015), ainsi que par celui de certains pays asiatiques (notamment, le Japon : 78,5 %). A noter aussi, le ratio élevé de certains pays de moindre importance économique au sein de l’Union européenne, comme la belgique (presque 72 % en 2015) ou la Slovénie (plus de 76 %). Il faut toutefois prendre garde, dans les comparaisons internationales, au fait que la recherche des entreprises françaises ne couvre pas l’ensemble du champ technologique et industriel de notre pays. Une part non négligeable de r&D technologique de haut niveau est assurée au sein d’établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) comme le CEA, le Cnes, l’Ifremer ou l’Onéra dans leurs domaines de compétence, au sein de certaines fondations comme l’institut Pasteur et de certains établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) comme l’Inra, l’Irstea ou l’Inria, et dans les départements de recherche du CNrS.